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Nuit et souffrance psychique

Nuit et souffrance psychique

(article paru dans le numéro 264 des cahiers de biothérapie)


L’être humain dort la nuit et son besoin de sommeil est d’environ huit heures. En cela, il fait plutôt parti des petits dormeurs. Les animaux de petite taille comme la chauve-souris ou l’écureuil dorment bien plus jusqu’à quinze heures par jour. Par contre nous dormons bien plus que les équidés (cheval, âne) , mais aussi mouton vache et chèvre. La girafe est championne de la micro sieste avec moins de deux heures toutes les vingt-quatre heures.

Il existe une différence de besoin de sommeil selon que l’espèce est plutôt prédatrice (et ne court que peu de danger) ou plutôt proie (et donc en besoin de vigilance). Les animaux de petite taille dorment plus que ceux de grande taille. On connait la liste incalculable des bienfaits du sommeil au plan de la réparation psychique, de la résilience, mais aussi au niveau métabolique, cellulaire, des neuro transmetteurs, etc.

Ce que la science ne sait toujours pas cependant, c’est la raison pour laquelle le vivant a trouvé une solution aussi dangereuse pour assurer toutes ces fonctions de « nettoyage ». Dormir, perdre conscience, expose aux prédateurs et la nature aurait pu « choisir » une autre solution pour assurer tous ses équilibres.

Chacun, selon ses convictions, pourra y voir la marque d’un ailleurs nécessaire, d’une relation avec l’invisible, ou au contraire une nécessité biologique incontournable découlant de la complexité neuronale.

La nuit est donc un havre, un repos cérébral, une zone de résilience. Le sommeil repose les muscles, élimine les toxines, est nécessaire à la croissance. Au plan cérébral, il agit activement dans les processus de mémorisation, mais aussi de ceux de l’oubli. Les théories freudiennes avaient déjà mis en évidence cette faculté d’irruption et de drainage de l’inconscient, par le fait de rêver, en particulier.

De façon plus expérientielle au quotidien, les personnes ayant la chance de posséder un sommeil normal, savent bien qu’un stress ou une préoccupation survenue dans la soirée, parait comme dégonflée et moins prégnante après une bonne nuit de sommeil.

Dormir permet donc de se réparer, de mémoriser, d’oublier, et d’échapper à l’angoisse.

Mais cette fonction, comme toutes celles du vivant est victime de la pathologie.

On regroupe sous le vocable d’insomnie, un bon nombre de troubles très différents.

Les difficultés de l’endormissement sont du domaine de l’anxiété. En terme phylogénétique, cela revient à dire que la perte de conscience est inhibée par la présence d’un danger. Si le tigre rôde, ou l’ours, ou le loup, notre biologie a prévu de nous empêcher de dormir. Chez l’homme moderne, les tigres de papier et les prédateurs symboliques ont remplacé les peurs archaïques. Le résultat est le même et l’endormissement ne survient que très tard, empêchant les 7 ou 8 heures nécessaires à une bonne résilience cérébrale permettant de mieux résister à l’angoisse.

Les réveils nocturnes sont très souvent liés à une proprioceptie ou enteroceptie envahissantes. Bon nombre de colopathies provoquent des micro réveils et sont responsables d’insomnie, y compris lorsque le mal de ventre ne parvient pas jusqu’à la conscience.

Les réveils prématurés sont classiquement rattachés à une tendance dépressive, qu’elle s’accompagne d’altération de l’humeur ou qu’elle demeure masquée durant un temps long.

Les terreurs nocturnes, qui touchent les enfants car ils l’expriment, mais ne laissent pas les adultes indemnes, sont aussi des obstacles à la résilience cérébrale.

Au plan homéopathie, tout ce qui touche à la nuit se rattache le plus souvent au mode réactionnel luétique.

La luése est un mode réactionnel qui touche à ce qu’il y a de plus profond dans l’organisme et dans l’être. Son aspect auto immunitaire témoigne bien de cette « haine de soi » sur tous les plans, y compris biologique, et de cette violence qui touche à l’être.

La luése a pour cibles principales le système cardio vasculaire, le tissu osseux et le tissu nerveux. Ce sont trois cibles qui impliquent une atteinte profonde et surtout des désordres graves de l’homéostasie.

L’atteinte nocturne des troubles peut être rattachée à cette même caractéristique. La nuit touche au sommeil, à cette résilience nécessaire, donc à l’intime. D’ailleurs la nuit touche à l’intime du lit et de la rencontre avec l’autre autant que de la rencontre avec soi par la réparation du corps.

Le mode réactionnel de la sexualité exaspérée est le tuberculinisme, mais celui de la sexualité problématique, conflictuelle, violente, en relation avec les enjeux de pouvoir est la luése.

Davantage qu’un article sur les troubles du sommeil, nous avons voulu ici définir quelques grands tableaux de la nuit en souffrance et les approfondir. Nous pourrons nous étonner de voir figurer des médicaments classiquement non liés à la luése. C’est une manière de redire la nature polydiathésique de nos grands médicaments. Nous verrons donc ainsi le coté luétique, le coté obscur et nocturne de quelques grands, et de quelques autres.

Luesinum

Luesinum est un des grands médicaments de la nuit, peut-être le plus grand. Il est aggravé du coucher au lever du soleil. Chef de file en qualité de biothérapique du mode réactionnel luétique, rappelons sa préparation délicate à partir de la sérosité du chancre syphilitique. Il contient à la fois l’agent infectieux, mais surtout toute la réactivité immunitaire de l’organisme humain. Comme ses cousins Psorinum, Medorrhinum, Tuberculinum, il agit sur le mode réactionnel dans son ensemble, non pas parce qu’il est porteur de l’agent infectieux (théorie du miasme) mais parce qu’il est porteur de tous les agents immunocompétents de l’individu, que ceux-ci soient cellulaires ou humoraux et de tous les agents de la réaction inflammatoire.

Luesinum est donc symboliquement le médicament de la contagion, et porte avec lui toute l’angoisse attachée à cela. On retrouvera cette phobie de la contagion par les rites de propreté et le lavage répété des mains. Peut être faut il y voir une mémoire corporelle d’une contagion transgénérationnelle ?

Luesinum est totalement insomniaque et a peur, très peur de la nuit. Il la craint pour elle-même, pour la partie sombre du jour qu’elle représente. Il la craint aussi par peur de l’insomnie qui l’oblige à affronter conscient cet envers du décor.

Il se retrouvera d’ailleurs totalement épuisé au réveil et cela alimentera son regard négatif sur la nuit à venir. Il est dans un état d’épuisement le matin qui perturbe fortement son psychisme : mauvaise mémoire, incapacité à calculer. Tout cela concoure à le rendre instable et désordonné, indécis et sa vie devient un véritable capharnaüm. Luesinum peut être le médicament des fêtards invétérés en fin de course, lorsqu’épuisés et surtout très déprimés, ils souhaitent une solution à leur mal être.

Au maximum, il a la sensation de devenir fou, par épuisement autant que par désespoir.

Le tableau caricatural de cette insomnie globale a incité beaucoup d’auteurs à le conseiller dans les échecs thérapeutiques dans l’insomnie. Transgressant les règles habituelles de posologie, on le donnera ainsi en 30CH et en granules tous les soirs, sans dépasser quelques jours ou semaines.

Arsenicum album

La nuit est l’heure de plus grande fréquence des naissances comme des décès. Arsenicum album est le médicament qui l’illustre le mieux, car tout est dramatique chez ce pessimiste angoissé et agité.

Son aggravation horaire se situe autour de 1 à 2 du matin selon les matières médicales , c’est-à-dire le cœur de la nuit. Sa nuit est hantée par la crainte de la mort et de tout ce qui la représente. Il se sent totalement perdu, incurable, condamné mais continue à demander de l’aide. Cette aide, il la trouve dans le besoin de bouger, de se déplacer et même s’il ne peut se mouvoir lui-même, il le réclamera.

Il a peur de la mort, mais aussi des voleurs qui pourrait venir dans l’obscurité qu’il craint particulièrement. Au fond il s’angoisse de manière imprécise, vague, irraisonnée, mais s’angoisse beaucoup.

Certes, nous ne voyons pas tous les jours le tableau du vieillard agité qui décompense la nuit. L’utilisation du médicament se situe très souvent sur une analogie symbolique. Le patient Arsenicum album est un vieux avant l’heure. Méticuleux et maniaque, obsessionnel, il a peur que la mort ne vienne déranger ses affaires. On pourra trouver son indication dans ces tableaux d’épuisement émotionnels autant que physiques. Arsenicum album est proche de la mort. Il le sait, le craint, sait que c’est inéluctable mais lutte et réclame.

Coffea

La nuit de Coffea n’est pas si terrible que cela. Il ne s’inscrit pas dans les angoissés de la nuit. Sa nuit est contrariante mais pas angoissante. Il est en proie à une insomnie par hyperéveil et un afflux de pensées qui ne le quitte pas. C’est le fameux « cinéma dans la tête » qui empêche tout lâcher prise d’endormissement. Il peut alors passer de la gaieté à la contrariété à l’idée de la journée qui l’attends après ne pas avoir dormi. Nux vomica le compléta alors.

Hyosciamus

Il ressasse ses soucis durant la nuit et ne dort pas. La jalousie est un des thèmes qui le perturbent, mais les idées sexuelles tournant à l’obsession peuvent y prendre leur part. il a des rêves érotiques lorsqu’il parvient à dormir et peut même rire durant son sommeil. Chez les enfants et les seniors des troubles de la miction gâcheront un peu plus les nuits déjà mouvementées. Il est le médicament du surmoi défaillant avec une désinhibition de la colère comme des impulsions sexuelles et on le retrouvera aux âges extrêmes de la vie.

Cypripedium pubescens

On le prescrit classiquement aux enfants du fait du caractère puéril des manifestations. Proche de Coffea par le coté joyeux, Cypripedium a une sorte d’inversion du nycthémère et il sera très utile dans les suites de décalage horaires. En décalage de phase, il se réveille au milieu de la nuit, parfaitement vigile et surtout enjoué avec désir de parler et d’échanger. On le trouvera volontiers en train de jouer avec les jouets d’enfants plus jeunes. Nombreux sont les adultes qui possèdent ce symptôme. Le jour il sera fatigué et glissera vers l’indifférence. Plus question alors de jouer, ni de se mettre au travail ni même de respecter les codes et obligations sociales. Le café et le thé aggravent très logiquement les troubles.

Aconit

Grand angoissé de la nuit, il est proche d’Arsenicum album par la peur de la mort et l’horaire (minuit pour aconit et 1 à 2 heure pour Arsenicum album). La nuit est pour aconit l’occasion de véritables accès de panique avec sensation de mort imminente. Il annonce l’heure de sa mort. Il réclame de l’aide et est très agité, ce qui ne le différencie pas d’Arsenicum album. La différence se fera sur l’état général plus que sur l’horaire précis. Aconit est un congestif au visage rouge sauf en position assise, très sthénique et les symptômes sont extrêmement brusques au contraire d’Arsenicum album qui est pâle et asthénique.

Stramonium

Ce médicament est la caricature de la souffrance nocturne de l’enfant. Celui-ci se réveille un peu halluciné et totalement paniqué. Il ne supporte ni l’obscurité totale, ni les reflets et les miroirs. Une petite veilleuse est pour lui le signe d’une présence du royaume du visible contre les affres de l’invisible (dans le noir) ou le suggéré (reflets et objets brillants).

S’il s’agit d’un adulte, on a tendance à tomber dans la caricature psychotique avec hallucinations, fureur délirante, et tentatives désespérées de se défendre d’un ennemi invisible et imaginaire.

Au milieu de cela, Stramonium ressemble à la fois à Lachesis par sa logorrhée qui peut prendre la nuit une allure délirante et Belladonna par sa colère subite, sa mydriase et son faciès rouge. Nous restons avec ces trois médicaments dans la luése et la nuit angoissante.

En fait stramonium touche à l’enfant intérieur, celui qui même construit au format adulte continu d’avoir peur des monstres et de cet autre côté du miroir effrayant.

Chamomilla

C’est classiquement le début de la nuit qui marque la souffrance psychique de Chamomilla. Cantonné aux poussées dentaires et aux enfants coléreux qui refusent de se mettre au lit, il est moins utilisé chez l’adulte alors que son portrait, celui d’un Nux vomica aggravé et encore moins apte à maitriser ses émotions, a un intérêt certain chez les coléreux dépressifs. Chamomilla en fait reste un médicament d’enfant, y compris chez l’adulte. Susceptible et querelleur, sa signature principale est l’intolérance à toute contrainte, toute contradiction. Il est une caricature de ces personnes qui n’ont presque pas construit leur couche adulte autour de l’enfant tout puissant intérieur. Il ne supporte rien. Il ne supporte pas la douleur bien entendu qui est la contradiction la plus basique et la plus radicale, celle du corps. Il ne supporte ni qu’on ne l’interrompe ni même parfois qu’on lui parle ou qu’on l’approche.

Le soir et jusqu’à minuit son caractère est au paroxysme, ce qui en fait un médicament de conflits familiaux violents qui ne se calment que par la dépression qui suit la colère et le fameux mouvement vibratoire passif : le bercement chez l’enfant, la conduite en voiture ou en moto chez l’adulte avec mise en danger.

Belladonna

Il est proche par l’aggravation horaire de minuit et par la colère. Sa nature atropinique explique le caractère souvent délirant du caractère avec violence et sa tendance aux hallucinations nocturnes et aux cauchemars envahissants. L’enfant a tendance à mordre, à taper, à vouloir s’échapper du lit. L’adulte retombe dans une sorte de torpeur comateuse après sa crise de colère. Pourtant l’obscurité de la nuit est un élément d’amélioration et au contraire de stramonium dont il partage certains signes, la moindre lumière l’aggrave et le mets en colère ; de même pour le bruit.

Kalium carbonicum

Son aggravation horaire suit celle d’Arsenicum album et précède celle de thuya : entre 2 et 3 heures du matin. En médecine traditionnelle chinoise, cet horaire correspond au passage de l’énergie du foie vers le poumon et on connait bien l’insuffisance cardiaque droite et les difficultés respiratoires de Kalium carbonicum. Il est mal la nuit et fatigué comme tous les sels de potassium. Il se désespère, et craint la mort qui frappe au petit matin. A moitié dans ses rêves, il craint que quelqu’un ne soit dans la pièce et peut même apercevoir des fantômes.

Aurum metallicum

Déprimé profondément, il ne le laisse pas deviner par sa nature coléreuse qui explose à la moindre occasion. Il déprime en secret et est hanté par l’idée du suicide. La nuit, il ne ferme pas l’œil. Il s’agit comme pour Luesinum d’une insomnie totale et résistante. Il est assez insensible aux autre médicaments, somnifères, phytothérapie et même l’alcool qu’il consomme copieusement ne l’assomme pas mais l’excite davantage , le laissant dans cette torpeur vigile et dépressive interminable jusqu’au matin.

Mercurius solubilis

Il est luétique et aggravé la nuit comme les autres métaux. Ce qui le caractérise est une inversion « jour nuit » (comme Kalium bromatum ou Cypripedium pubescens) avec somnolence et même torpeur le jour et une agitation nocturne avec anxiété. Il se couche très tard et veille, puis ne ferme que peu les yeux, hanté par des visons effrayantes, des rêves catastrophiques et souvent par des atteintes douloureuses. Il transpire abondement la nuit.

Conium maculatum

Lui aussi s’endort tard et a un sommeil très agité. Il oscille entre hébétude, somnolence ou au contraire insomnie avec agitation. Le jour, il paiera cette fatigue par une somnolence permanente émaillé de vertiges et de symptômes vagaux. Il est particulièrement mal juste après être allé au lit et le matin au réveil.

Opium

C’est un autre médicament de la nuit totalement blanche. La journée, il est somnolent et voudrait dormir dès que la nuit arrive. C’est au contraire une hyper vigilance (comme Coffea) qui le tient éveillé, avec une hypersensibilité aux moindres bruits. Cet état d’hyper éveil est contrairement à Coffea entièrement négatif avec terreurs nocturnes et visions effrayantes.

Hepar sulfuricum

Ce caractère violent et coléreux, impulsif surtout a souvent un sommeil comateux dés le début de la nuit et jusqu’au matin. Durant ce sommeil profond, il demeure agité physiquement avec de nombreux sursauts. Il peut aussi avoir un sommeil perturbé en deuxième partie de nuit. Ses rêves sont effrayants avec des thèmes de feu et d’incendie. Il peut aussi être réveillé par des érections intempestives.

Arnica

On pourrait dire que le sommeil l’épuise littéralement. Il trouve le lit toujours trop dur et ne parvient jamais à trouver de bonne position. Ce qui fait qu’il bouge sans cesse et qu’il se réveille épuisé. Le caractère courbatu et musculaire du médicament s’exprime encore plus par des sursauts brusques. Il se réveille finalement encore plus épuisé et courbatu qu’il ne s’est couché.

Pulsatilla

On prescrira ce grand médicament en fonctions des signes généraux multiples, mais son sommeil est caractérisé par son coté décalé. Il ou elle se couche très tard et se réveille très tard. Un signe particulier et la position de sommeil sur le dos avec les mains derrière la tête.

Nux vomica

Il dort mais d’un sommeil très agité. Les rêves professionnels et les réveils avec soucis de la journée à venir sont classiques. En fait c’est tout le nycthémère de Nux qui est décalé. Son appétence pour tout ce qui excite les neurones semble se manifester à la mauvaise heure. Il est comateux et de mauvaise humeur le matin au réveil, replonge après le déjeuner et accumule cafés et exécutants divers qui expriment leur action la nuit en perturbant un sommeil qui sera haché. Il a une relation avec le sommeil comme avec les gens. Un court sommeil l’améliore, mais le sommeil de la nuit l’aggrave et l’abrutit au réveil.

Alumina

Encore un somnolent le jour dont le sommeil est gâté la nuit et surtout non réparateur. Il a peur durant son sommeil et sursaute. Il se réveille avec des palpitations.

Natrum sulfuricum

Chez lui la première partie de la nuit ne pose pas de problème, mais il se réveille vers 4 à 5 heures, du fait de son asthme ou de diarrhées impérieuses qui seront libératrices mais auront écourté fortement la nuit.

Ambra grisea

Son hypersensibilité psychique se manifeste le soir par une excitabilité associée à un besoin de dormir. On retrouve fréquemment ces signes chez des patients qui somnolent dès la soirée mais qui ne peuvent trouver le sommeil une fois couché. Ce besoin de se coucher tôt et de ne pas tenir jusqu’à la fin du film contraste avec l’insomnie qui survient juste le temps d’éteindre la télévision. Il se sent alors obligé de se lever, et reste préoccupé par des soucis personnels ou les soucis des autres (hyper compassion).

De Chamomilla qui « fait son cirque » avant minuit, suivi de Belladonna et son délire, d’Arsenicum album et son agitation anxieuse, de Kalium carbonicum et sa décompensation cardio respiratoire de 3h, puis de Nux vomica, en passant par les insomniaques et angoissés totaux comme Luesinum, Opium ou Mercurius, la nuit est une belle occasion de chercher la souffrance dans ce néant de l’être momentané qui prend alors un caractère dramatique.

La dynamique psorique physiologique fait se succéder les journées et les nuits, les veilles et les périodes de sommeil. La luése vient faire rupture en dirigeant la psyché sur autre chose que la parenthèse nocturne. C’est donc une atteinte profonde de la qualité de vie et un devoir pour nous de trouver la bonne approche et la bonne efficacité.

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