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Longévité


(article publié dans le revue Cahiers de biothérapie, à destination des professionnels de santé)



Les hommes naissent et vivent libres et égaux en droits !

Cette phrase vibrante et oh combien précieuse est la colonne vertébrale morale de toute femme ou de tout homme respectable.

Et pourtant, elle porte en son sein et en filigrane, une vérité bien difficile à accepter.

C’est un peu la différence entre « je t’aime » et « je t’aime beaucoup » dans lequel le « beaucoup » vient tout gâcher.

Les hommes naissent et vivent libres et égaux… en droits seulement, car pour tout le reste, c’est la catastrophe, l’injustice, le mauvais partage.

Il en va de ces inégalités de lieu de naissance, de famille de naissance, de couleur de peau, de religion ou d’orientation sexuelle stigmatisées.

Il en va également des inégalités biologiques.

Au chapitre de celles-ci, il y a bien évidemment les maladies génétiques qui font parfois de l’enfance un enfer, et de la vie adulte une suite de souffrances. Il en va de l’espérance de vie elle-même, qui dépend fortement de la génétique familiale, de l’exposition variables à telle ou telle maladie ou cancer.

En homéopathie, notre vision du terrain identifie une autre source d’inégalité, injuste au même titre que toutes les autres : le terrain, le mode réactionnel chronique que l’on baptisait jadis du terme de diathèse.

Le vieillissement et l’apoptose de nos cellules sont le résultat de plusieurs phénomènes d’entropie biologique. L’usure des télomères est une des dernières théories en vogue, mais la notion de stress oxydatif, de stress neuro émotionnel, de stress immunitaire via les infections mais aussi l’exposition aux dysbioses intestinales et les états d’inflammation de bas grade constituent un cocktail implacable.

Ce cocktail ne contient pas les mêmes proportions d’ingrédients pour chaque individu.

Nos modes de vie viennent donc en résonance de nos prédispositions génétiques.

La génétique et l’épigénétique font une danse macabre dont notre existence est le tableau final.

Les modes réactionnels chroniques tels que nous les définissons en homéopathie sont une autre rencontre entre génétique et épigénétique.

La génétique, c’est la recette dans le grand livre de la cuisine biologique. Elle semble immuable et implacable. Pourtant des ratures, des feuilles arrachées peuvent venir jeter du trouble.

Cependant, il faut qu’entre la recette du livre et le plat achevé, existe un bon cuisinier.

Pour filer encore la métaphore, ce cuisinier est parfois vigilant, astucieux, talentueux, parfois maladroit ou sans talent. Ce cuisinier de la grande cuisine biologique est ce qu’on désigne sous le nom d’épigénétique.

Il peut être appelé au téléphone et dérangé, il peut être dans une période de mauvaise forme, et la bonne recette deviendra un mauvais plat.

Entre génétique ou programme et épigénétique et développement, vient s’inviter un troisième larron.

Les anciens l’avaient dénommé le miasme, vocabulaire de l’époque alors qu’on ne connaissait presque rien aux mécanismes intimes des cellules.

Aujourd’hui nous savons que cet intrus gâte-sauce peut être un virus, une infection, un stress particulier, une exposition à des toxiques de l’environnement.

Le virus d’Epstein Barr, celui de l’hépatite B, l’alcool, les perturbateurs endocriniens et probablement des facteurs psycho émotionnels, sont quelques exemples.

La tradition homéopathique a retenu des miasmes particuliers pour définir les modes réactionnels chroniques. Il s’agit à chaque fois de grandes infections que l’humanité a traversé.

La gale fut retenue comme miasme de la psore.

La gonococcie comme celui de la sycose.

La syphilis comme celui de la luése.

La tuberculose pour celui du tuberculinisme.

En rester à cette vision du dix-neuvième siècle, sans n’en voir que le caractère métaphorique et analogique est évidemment stupide.

Pourquoi seulement ces infections là et pas d’autres ? Quid de la lèpre qui a décimé l’europe, quid du SIDA plus récemment ?

Ces modèles miasmatiques sont donc des modèles et n’ont en rien l’exclusivité de tel ou tel mode réactionnel chronique (MRC).

La vision homéopathique des MRC donne surtout un éclairage sur les mécanismes épigénétiques transgénérationnels qui peuvent affecter l’humanité.

Une épidémie, une circulation plus ou moins importante d’un agent infectieux orientent nos génomes, mais les transforment aussi.

Nous savons bien qu’une tuberculose personnelle oriente vers le MRC du même nom tout autant qu’une tuberculose chez les ascendants. De même pour la syphilis en lien avec la luése.

Max Tetau, en définissant la dysimmunose comme MRC nouveau, avait bien pris soin de ne pas rattacher celle-ci à une maladie virale précise, mais à la recrudescence de maladies virales, liées au recul des infections bactériennes lors du vingtième-siècle.

L’humanité traverse des épidémies et, darwinisme oblige, sélectionne les descendants selon leur capacité à s’adapter epigénétiquement et à se modifier dans leurs capacités réactionnelles chroniques.

Toutes les grandes épidémies virales, microbiennes, parasitaires, mais aussi tous les grands chalenges non infectieux ont formaté et modifié l’expression de notre génome et d’une manière plus lente modifié le génome lui-même. Nos MRC sont la résultante de tout cela et cela nous permet de voir que selon une inclination encore mystérieuse, nos organismes ont « choisi » pour chacun d’entre nous de dériver vers tel ou tel MRC.

Cette manière de voir rend bien plus pertinente la notion de MRC, comme une manière de s’adapter, de survivre, d’adapter son génome aux modifications de l’environnement.

En cette période particulièrement dramatique que l’humanité traverse avec la circulation de ce nouveau SARS-Cov, penchons-nous sur les cent dernières années.

Le recul des infections bactériennes jusqu’au début du millénaire, leur recrudescence actuelle liée à la résistance microbienne, l’émergence de virus tels que ceux des hépatites, le VIH, les SARS-Cov, changent l’expression de notre génome et il appartiendra aux générations futures d’en observer les conséquences sur les modalités réactionnelles de la future humanité.

En attendant, il faut redéfinir ce que sont réellement ces MRC que nous identifions chez nos patients, sans omettre d’y adjoindre la dysimmunose, très bien mise en évidence par Max Tetau.

La psore est bien plus qu’une simple gale !

Elle est une manière de moduler sa réactivité et son adaptation aux modifications de l’environnement par le rejet, la marginalisation, la réaction épidermique au sens propre comme au sens symbolique.

Si la jeunesse de la psore se retrouve dans les vives réactions de type allergique et les processus d’élimination, la senescence se traduit plutôt par une sclérose certaine.

Le terrain évolue sans cesse par cycles et par alternance. Au niveau métabolique, ce seront des phases d’accumulation de facteurs de risque, en particulier le diabète par appétence excessive au sucre. Au niveau rhumatologique, les crises douloureuses d’arthrose essentiellement oscillent entre périodes aigues douloureuses et immobilisantes et périodes au contraire de sursaut et de forme.

Au niveau mental, le coté cyclothymique est toujours présent, mais au fur et à mesure, les « hauts » deviennent moins hauts et les bas, légèrement plus bas, ce qui aboutit à un repli de fatigue plus ou moins dépressif et de frilosité au sens propre comme au sens figuré.

L’opposition entre Sulfur et Psorinum indique bien la direction que prend le psorique en vieillissant.

Sulfur est un sanguin qui réagit violemment et cycliquement. Il ne peut faire autre chose que réagir et si cela est biologiquement empêché, ce sera l’alternance vers une autre pathologie.

Sa peau réagit vite dans des crises d’eczéma, d’urticaire, qui fluctuent en fonction de son hygiène très sommaire. Cette hyperréactivité se retrouve au niveau de la thermorégulation. Cela est logique puisque le métabolisme de la peau est dominant chez le psorique. Sulfur sera la plupart du temps chaud bouillant donc thermophobe (mais on peut aussi voir la forme frileuse, mais il s’agira alors d’une frilosité énergique et oscillante). Chez Psorinum au contraire la frilosité figée s’installe progressivement et le médicament est marqué par l’absence de réaction très globale (à toute stimulation, absence de réaction aux médicaments indiquées, à toute forme de sollicitation).

L’opposition Sulfur / Psorinum incarne la trajectoire du psorique qui vieillira par des cycles de plus en plus épuisants jusqu’à l’asthénie totale et la frilosité extrême.

Ce qui fait vieillir le psorique, c’est sans aucun doute sa capacité à éliminer qui décroit au fur et à mesure. Il s’agit du MRC qui possède un niveau d’énergie biologique le plus optimal. Lorsque la psore est équilibrée, au stade sulfur, ce n’est même pas une maladie chronique, mais plutôt une caractéristique de tout système vivant en équilibre avec son environnement.

Mais cette double capacité de périodiquement éliminer (périodicité) et de pouvoir employer des voies d’éliminations de substitution (alternance) fini par décroitre. En réalité l’alternance est encore plus physiologique que la périodicité qui est dès l’origine, une tendance à accumuler d’abord et éliminer ensuite en privilégiant des voies et des émonctoires pas nécessairement les plus physiologiques, au premier rang desquels la peau.

Comment aider le psorique à mieux vieillir ? Ce sera par tous les procédés qui optimiseront ou prolongerons ses capacités à éliminer et à trouver des émonctoires principaux ou accessoires pour le faire.

Le drainage, c’est-à-dire le déblocage des émonctoires est la meilleure arme du psorique qui vieillit. Ce drainage permettra aux médicaments anti psoriques tels que Sulfur, Psorinum, Lycopodium, Nux vomica, Sepia, Calcarea carbonica, Antimonium crudum, Arsenicum album, Hepar sulfur, de pouvoir correctement redresser les capacités métaboliques d’élimination.

Au niveau des cibles, ce sera la peau, le rein et le système digestif qu’il conviendra de régulièrement drainer en observant, par l’interrogatoire et surtout l’examen clinique, les zones les plus verrouillées.

Au niveau des outils thérapeutiques, les médicaments végétaux en basses dilutions et les médicaments végétaux embryonnaires (bourgeons et jeunes pousses) conviennent particulièrement bien au psorique vieillissant.

Mais les autres médicaments de drainage peuvent ponctuellement trouver leur indication.

Taraxacum 6 ou 8DH, drainage hépato intestinal

Chelidonium 6 ou 8DH, drainage hépato vésiculaire

Berberis 6 ou 8DH, drainage hépato rénal

Senna et Iris versicolor 6 ou 8DH, drainage pancréatique

Aloe 6 ou 8DH, drainage iléo colique

Ribes nigrum Bourgeons en 1DH ou 4DH, drainage général et digestif avec relance surrénalienne

Pinus montana Bourgeons en 1DH ou 4D, drainage rhumatismal général

Colon 8DH et Hepatine 8DH, drainage spécifique d’organe

Monilia albicans 8DH, drainage cutané, intestinal et régulateur d’appétence au sucre avec sulfur.

Ulmus campestris Bourgeons 1Dh ou 4DH, drainage de la peau avec éruptions suintantes

La sycose est un ralentissement général des métabolismes qui entraine secondairement une rétention.

En dehors du modèle analogique historique de la gonorrhée, ce qui engendre le mieux le mode réactionnel chronique de sycose est l’accumulation d’éléments externes venant polluer et ralentir le terrain. Les infections microbiennes en général, sexuellement transmissibles ou pas, témoignent souvent de conditions de vie très précaires et d’un certain niveau d’insalubrité. D’autre part la prise répétée de substances externes, chimiques, telles que les médicaments prolongés sont un facteur de ralentissement. Les vaccins trop répétés ou rapprochés (ce qui n’est pas une prise de position anti vaccin) sont des stimulations de l’immunité qui peuvent amener à un tel ralentissement. La prise prolongée de corticoïdes contribue à effondrer les processus d’adaptation au milieu desquels les surrénales sont un relais majeur. Bien sûr les traitements immunosuppresseurs agissent de même. La sycose est un MRC qui se construit lentement et surement.

Ce ralentissement métabolique et cette lenteur de réaction conduit l’organisme à ne plus être en capacité d’éliminer correctement et donc de retenir. La rétention est donc secondaire au ralentissement.

Un bel exemple est le ralentissement thyroïdien, par épuisement des circuits d’adaptation, qui conduit à la prise de poids et à la lenteur psycho comportementale autant que biologique.

Le sycotique qui vieillit voit son énergie vitale décliner inexorablement, sans à-coups, selon une courbe descendante douce et tranquille qui l’affaibli physiquement et mentalement.

Ce ne sont pas tant les néoformations bénignes qui poseront problème, mais plutôt l’évolution lente et inexorable de l’appareil locomoteur vers des rhumatismes immobilisant.

Ce que nous pouvons faire pour nos sycotiques qui vieillissent est d’assurer la relance, autant que possible de tout l’appareil endocrinien et de les aider à lutter coute que coute contre la prise de poids.

Ce à quoi nous pouvons contribuer aussi est de les maintenir hors de l’eau stagnante d’une dépression souvent chronique, de type atonique et surtout obsessionnelle avec idées fixes et ruminations anxieuses. Le vieillissement n’est drôle pour personne mais la sycose vieillie est d’une tristesse absolue

Au niveau des outils ce seront les médicaments organiques endocriniens d’une part et et les médicaments d’origine lithique qui aideront à déchélater un tissu conjonctif et un réseau de fascias totalement noués par la sclérose ralentissante.

Au niveau des cibles, ce seront le rein et le système génito-urinaire qu’il faudra stimuler, de même que l’appareil endocrinien et les articulations raides et ralenties.

Ribes nigrum, Pinus montana et Vitis vinifera en Bourgeons macérats glycérinées 1DH ou 4DH seront la triple association qui permet une lutte efficace contre l’enraidissement arthrosique.

Renine 8DH sera le drainage organique du rein et de l’axe hépato rénal.

Hepatine 8DH en sera le complément

Surrenine 8DH et tissu réticulo-endothélial 8DH seront des stimulations intéressantes pour relancer l’axe lymphatique et endocrinien.

Utérus 9CH, FSH 7 ou 12CH et Progestéronum 8DH aideront au nettoyage de l’axe génito-urinaire.

De nombreuses roches drainent la sycose vieillissante, au niveau rhumatologique comme au niveau des processus de néoformations bénignes. Ce sont Monazite 8DH (néoformations) , Feldspath quadratique 8DH et Soufre natif 8DH pour la sclérose arthrosique en général, Apatite 8DH pour l’arthrose lombaire et Orpiment pour la coxarthrose.

Streptomyces griseus 8DH et Monilia albicans 8DH, viendront à la rescousse des déséquilibres génito-urinaires par leur action d’immunostimulation.

Bien entendu, ces drainages ont pour but d’optimiser l’action des grands homéosycotiques. Causticum dans sa version sèche, améliorée par l’humidité et fait surtout de sclérose et de rétraction, de dépression aussi avec pessimisme marqué.

Thuya et Medorrhinum dans leurs versions plus climato sensibles à l’humidité. Calcarea carbonica et Silicea, de même que Cortisone (en haute dilution) seront utiles selon le tableau du patient vieillissant.

La luése est une violence biologique et un combat, perdus d’avance.

Le luétique semble vieillir sans trop de soucis, dans la lutte permanente qu’il maintient contre lui-même avant tout, sur le plan biologique de l’auto-immunité comme au plan psychiatrique.

Mais il s’écroulera très vite et de façon surprenante.

Nous pourrions presque dire que le luétique meurt mais ne vieillit pas !

Chez lui ce sont le cardio vasculaire qui lâchera le plus souvent, ou alors le psychisme avec tendance suicidaire nette, ou dégénérescence neurologique et cognitive d’évolution très rapide.

On reconnait le modèle analogique miasmatique de la syphilis qui a historiquement fait identifier ce MRC.

Pour éviter au luétique de vieillir, il faut donc lui éviter ces inflammations auto-immunes qui le conduisent à la sclérose et à aux atteintes lésionnelles destructrices.

Les métaux, avec Mercurius solubilis, Aurum metallicum, Argentum nitricum, mais aussi Plumbum ou Baryta carbonica seront, chacun selon leur tableau des médicaments à donner régulièrement, de préférence dans des dilutions pas trop élevées.

Les médicaments fluorés, surtout si constitution homonyme, Calcarea fluorica et Fluoric acidum agiront sur la structure constitutionnelle.

Les acides et les venins sont aussi d’excellents médicaments du fond luétique.

Le drainage biothérapique du luétique permet à ces grands médicaments d’agir profondément. Il s’agira très principalement des médicaments d’origine lithique car la dechélation est une clé anti sclérose des tissus et à même de lutter autant que faire se peut contre l’inflammation chronique et la sclérose.

Citons Barytine 8DH, Iodargyrite 8DH, azurite 8DH, Erythrite 8DH pour la sphère cardio vasculaire ; Tourmaline lithique 8DH (pôle agité) et Lépidolite (pôle déprimé) ou encore Rhodonite (insomnie majeure).

Enfin un anti inflammatoire remarquable en drainage de dechélation, autant sur le plan rhumatismal que pour les autres appareils : Chalcopyrite aurifére 8DH qui associe cuivre or fer et soufre.

Le tuberculinique est sans cesse chancelant mais vit souvent très vieux.

Sa fragilité pulmonaire le prédispose à toutes les attaques et tous les effondrements. Sa déminéralisation générale le rend fragile sur son squelette comme sur sa sensibilité psychique avec un émotionnel déjà exacerbé et particulièrement fragile.

Tant de fois, nous pensons qu’il s’écroule, et finalement, le plus souvent, il repart.

Nous pourrons l’aider grâce aux grands médicaments de ce MRC. Phosphorus, chef de file, mais aussi nos tuberculines (Tuberculinum, mais souvent aviaire, Tuberculinum residuum, VAB) seront régulièrement associées aux médicaments de reminéralisation (sels de Schussler)

Tous les médicaments de la série phosphore auront, chacun selon leur tableau, des indications. Calcarea phosphorica, Phosphoricum acidum, Kalium phosphoricum et un Natrum phosphoricum (trop peu connu).

Les aides de drainage sont avant tout les stimulants de l’immunité respiratoire et surtout les médicaments mycéliens.

Aspergillus bronchialis 8DH est un stimulant de l’immunité du sinus à l’alvéole à utiliser largement. Mais aussi Penicillium notatum, Streptomyces griseus ou Fusarium oxysporum.

Glauconie et Diopside sont des déchélateurs spécifiques de l’hypersensibilité émotionnelle et de ses effets néfastes.

Thymuline est un immuno stimulant à donner de manière très minutieuse et régulière, aussi souvent que la supplémentation en vitamine D.

La dysimmunose, MRC récent, fait vieillir prématurément.

La sollicitation des défenses immunitaires face aux virus connus ou émergeants, fait de ce MRC, le plus récent, le plus prégnant, et le plus méconnu.

Nous nageons, bien avant le SARS-Cov2, mais encore plus avec lui dans un océan viral dans lequel nos défenses risquent de se noyer, ou tout au moins de s’épuiser et d’entrainer une senescence bien précoce.

Un signe très fiable du passage à ce MRC ou de son rajout à un MRC existant est l’inversion permanente de la formule blanche, avec hyper lymphocytose relative qui témoigne de cette fonction de défense thymo dépendante bien trop sollicitée.

Nous aiderons nos patients avec Silicea qui est le plus pathognomonique de ce MRC. Mais les médicaments d’action profonde minérale comme Arsenicum album, Sulfur ou Phosphorus peuvent trouver leur indication.

Thymuline est un adjuvant à utiliser largement de même que Echinacea en basse dilution et d’autres plantes comme Camphora.

Veillez à ce que nos patients ne meurent pas trop vite est la seule possibilité que l’éthique médicale permet et oblige. Veiller à ce qu’ils vieillissent dans la meilleure forme possible est d’une toute aussi belle éthique. L’approche du MRC de nos patients nous oriente sans aucun systématisme ni aucune recette, vers les médicaments à même de protéger les tissus et fonctions des phénomènes de l’entropie inévitable, mais repoussable ô combien.


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